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Nike a tué son application de running

Jusqu’à aujourd’hui, quand je sortais courir à l’extérieur, j’utilisais l’application Nike+ running, qui me convenait très bien : calcul de la vitesse, moyennes, temps de parcours, historique de l’activité, et la petite voix féminine qui me dit si je cours vite ou pas dans mon oreille, par dessus la musique métal (avec un bon martellement sur le temps) que j’écoute pour me motiver.

Sauf que.

Nike a fait une mise à jour majeure, qui change toute l’appli. Nom, logo, ergonomie, rien n’est pareil. Il y a plus d’écrans, plus de touch pour la navigation et des trucs inutiles, comme des news, sont introduits.

news

Bon, pas grave je l’utilise quand même, et là, déception : plus de petite voix, je ne sais pas à quelle vitesse je cours, et pire, les distances sont en miles! Je n’ai aucune idée de la distance que j’ai parcouru.

activité

J’ai vérifié : il y a bien un paramètre pour choisir entre métrique et impérial, et dans mon cas, le système métrique est bien sélectionné. Les pauvres Talleyrand et Condorcet doivent se retourner dans leur tombe.

Pays n'utilisant pas le système métrique

Pays n’utilisant pas le système métrique

Donc Nike a refondu son application, et la fonctionnalité principale du produit, celle pour laquelle on télécharge, l’appli, on la garde installée, et on l’ouvre, plusieurs fois par semaine, ne fonctionne plus.

C’est typiquement le genre de choses qui arrivent quand on ne place plus la valeur apportée aux utilisateurs dans les priorités, et qu’on veut faire du marketing et dépenser du budget.

Je suis allé sur le store pour ronchonner, et mettre une étoile. Et je suis apparement loin d’être le premier.

J’aime beaucoup le label « les indispensables » au dessus de de la note à 1,5 étoiles 🙂

storecomments

 

 

Six petits trucs pour soigner sa santé mentale au quotidien

Conserver sa santé mentale dans un monde plein d’agressions de l’esprit n’est pas forcément facile.

Voici une liste non exhaustive de petits trucs que j’utilise.

Des devices rapides

Pour moi un device que j’utilise, genre mon mac, mon téléphone, ma tour au boulot, doit aller plus vite que moi.

Si j’ai le temps de réfléchir (ou pire, de prononcer à haute voix « leent »), ça m’énerve. Pas beaucoup. Un peu. mais ça m’énerve. Et si on empile un petit peu de stress des dizaines de fois par jour, ça a forcément un impact.

Donc j’ai des devices avec de bonnes specs (SSD, beaucoup de mémoire), et j’utilise des navigateurs rapides (vous savez lesquels).

J’ai aussi désactivés les animations sur mon iPhone : les transitions étaient trop longues à mon gout (elles le sont toujours, mais moins).

Pas d’interruption. Pas de notifications

Notifications désactivées

J’ai désactivé toutes les notifications sur mon smartphone, en laissant juste les pastilles pour les applications sociales.

Je connais des gens dont le téléphone vibre tout le temps, avec plein de notifications venant d’applications diverses.

Le mien ne vibre presque jamais : seulement pour les appels et les SMS. Les quelques rares autres applications ayant les notifications activées (genre inbox) n’ont le droit qu’aux pastilles, et rien sur l’écran verrouillé.

Le but est de ne pas être coupé dans ma concentration, ma tâche, ma conversation, par une notification dont le contenu ne m’intéresse pas (eg : le monde me donnant le gagnant de Roland Garros), ou que je pourrais retrouver sereinement plus tard, au moment que j’ai choisi (tiens je suis dans le métro et je capte, voyons voir ce qui se passe sur twitter).

Inbox 0

zenbox

Inbox : zéro

J’ai lu getting things done il y a longtemps. Une des choses qui m’a marqué, c’est l’image que David Allen donne de l’état d’esprit idéal : « Mind like water ».

Il compare l’esprit serein à un lac d’eau calme, qui une fois stimulé par la chute d’une pierre, réagit avec tout juste la bonne amplitude, ni plus, ni moins, puis revient au point de départ, plat, calme, serein.

D’après lui, une tâche, une idée (« ah il faut que j’achète du lait »), qui n’est pas évacuée de l’esprit (typiquement dans une todo list) laisse sa trace dans le cerveau, elle va et vient en premier et second plan, elle boucle, en occupant une partie du temps et surtout de l’énergie disponible. Ce qui est source de fatigue et de stress.

L’idée de GTD est de vider toutes les sources de tâches, et d’organiser les prochaines actions dans des listes priorisées (c’est un peu plus compliqué mais ce n’est pas le sujet ici).

Un email qui reste dans la boite de réception (genre on se dit « Ah ça je vais regarder plus tard » ou « Ah oui je le garde comme référence ») est donc quelque part une de ces boucles, quelque chose d’inachevé.

C’est d’autant plus vrai si vous avez implémenté un système de gestion de tâches (ok je parlerais du mien dans un post ultérieur) : l’élément reçu n’est pas traité.

C’est vraiment un soulagement et un plaisir de traiter chaque email, et de voir le petit soleil indiquant que l’inbox est vide, que tout est traité ou prévu.

Pas de TV

La base.

Oui je sais qu’il y a de bonnes émissions.

Mais faire l’effort de les trouver, de se poser devant le poste à l’heure qu’il faut (ou de chercher le replay sur des sites faits en silverlight), de se taper toutes les pubs (dont le volume est plus fort que celui des programmes, et qui sont calibrés pour vous vriller la tête), …

Moi non.

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slate

Un site de presse typique sans adblocker.

slate-clean

Le même article, avec adblocker : c’est maintenant utilisable.

 

 

 

 

 

 

 

 

En parlant de publicité, le web est bien plus agréable sans elle.

Je sais que c’est méchant et qu’il y a des gens qui en vivent (ça a été mon cas, indirectement), mais franchement, la plupart du temps, c’est abusé.

Une bannière discrète ne pose pas de problème mais quand un tiers de la page est dédiée au contenu, et le reste à la pub, que ça clignotte de partout, qu’il des popups, des vidéos qui lancent toute seule (en plein solo de David Gilmour et deux fois plus fort bien sur). C’est abusé.

Donc adblocker.

(j’ai déjà ma dose de pub dans le métro d’ailleurs)

(boulet, avec son talent habituel, en parle mieux que moi)

Pas d’actualité (surtout politique)

politique

Eviter l’actualité.

A une époque, j’écoutais France Info en me préparant le matin. Mes horaires étaient concomitant à un journal et à une interview d’un politique.

Je commençais donc toutes mes journées par une énumérations de mauvaises nouvelles sensationnelles, comme les journalistes les aiment, et par une interview d’un politicien, avec la langue de bois, les approximations, la malhonnêteté de cette caste. De plus, les journalistes étant ce qu’il sont, il s’agissait une fois sur deux d’un extrémiste, rouge ou noir, donc encore plus énervant.

Je partais de chez moi énervé et triste, et en colère contre le monde, et me sentant impuissant.

Donc j’ai arrêté d’écouter la radio le matin. Puis j’ai arrêté de lire la presse en ligne régulièrement. De temps en temps, je regarde les titres, ou un article qui m’intéresse. Je vois aussi un peu d’actualité via twitter.

C’est certainement le tips le plus rentable de ce post si vous êtes comme moi. Ca fait vraiment une différence.

Un autre avantage de pas suivre l’actualité dans toute son émotionnalité, c’est qu’on a plus de recul sur les choses.

En conclusion

Avez-vous des trucs similaires à me partager ?

Coursera – Learning about learning

Il y a quelques mois, j’ai suivi une formation sur coursera : Learning how to learn.

La promesse du cours étant de me « donner accès aux techniques des experts en art, musique, littérature, science, sport, etc… pour apprendre de nouvelles choses. »

En fait le cours est surtout pensé pour les étudiants, qui doivent bucher des matières pour leurs examens et construire un savoir consistant, brique après brique, dans leurs disciplines de choix. Mais j’y ai appris, en plus des choses déjà connues, quelques concepts intéressants, détaillés ci-dessous.

Voici donc un résumé/retour (tardif).

Disclaimer : il s’agit d’un résumé et d’un ressenti personnel. Je n’ai pas absolument pas l’ambition de remplacer le cours. J’écris ce post en fait surtout pour rafraîchir, structurer et renforcer mes propres souvenirs sur le sujet.

Mode concentré et mode diffus

On peut dire que notre cerveau a deux modes de travail, un mode concentré, utilisé pour la résolution de problèmes familiers (comme par exemple écrire cet article), et un mode diffus, quand nous laissons notre esprit papillonner.

C’est ce mode qui est utilisé quand on est sous la douche, ou quand on marche. C’est dans cet état de « repos actif » que se font les connexions, et que naissent les idées.

Des créatifs, comme Thomas Edison ou Salvador Dali, recherchent même volontairement le mode diffus, par exemple en se détendant dans un fauteuil avec une cuillère dans la main : quand la cuillère tombe et « réveille », la pause en mode diffus est finie, avec souvent de nouvelles connexions, de nouvelles idées, applicables tout de suite.

Importance du sommeil

Pour retenir il faut dormir.

sommeilOn ne sait pas encore tout ce que fait le cerveau pendant le sommeil, mais il ne se repose pas vraiment. C’est la nuit que notre organe range, classe, cimente, connecte nos souvenirs, nos idées, nos émotions de la journée passée, et de toute les journées précédentes de notre vie.

Il est prouvé, scientifiquement, que le sommeil est bon pour la mémoire (et aussi que le stress est mauvais).

Importance de la pratique, des répétitions

C’est connu depuis la nuit des temps : pour acquérir une compétence (au hasard devenir un as du marteau et de l’enclume), il faut pratiquer.

Combattre la procrastination

Pomodoro

pomodoroComme je le disais, le cours est pensé pours des étudiants. Les auteurs conseillent la technique pomodoro pour lutter contre la procrastination.

Pomodoro, j’avoue n’y avoir jamais vraiment cru, mais aussi ne l’avoir jamais sérieusement pratiqué. En fait j’ai l’impression que tout le monde en parle, mais que personne ne l’utilise vraiment.

Je suis tombé, lors d’une recherchetotoro précédente, sur le concept de flux (en anglais flow, rien à voir avec React) : cet état d’esprit, que tout le monde a déjà expérimenté, dans lequel on est quand on est absorbé dans une tâche, qu’on ne voit pas le temps passer, dans lequel on peut rester des heures et abattre pas mal de boulot.

Pomodoro me semble incompatible avec le flow.

(Sinon rien à voir, mais Pomodoro, ça fait un peu penser à Totoro non ?)

Deliberate practice

Par ce terme, les auteurs entendent : commencer volontairement par ce qu’il y a de plus difficile.

L’idée étant que le reste sera du coup de moins en moins intimidant, et que l’on sera de moins en moins enclin à procrastiner

Loi de la sérendipité

Loi de la sérendipité : “lady luck favors the ones who tries”

Toujours pour lutter contre la procrastination, et un peu à l’opposé de la deliberate practice, ce que les auteurs appellent la loi de la sérendipité (serendipity law) est l’idée que commencer par un petit morceau facilite la suite : de la même façon que courir les cent premiers mètres n’implique pas que l’on va faire dix kilomètres, mais qu’une fois le processus enclenché il est plus facile de continuer, commencer une petite parcelle de cours aide à poursuivre.

Là je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec la théorie de l’engagement : on s’auto manipule pour s’auto-engager à finir le travail.

Illusion de la compétence et recall

L’illusion de la compétence est un biais courant : on pense maitriser un sujet, typiquement parce qu’on a le cours, ou la réponse au problème, sous les yeux, mais en fait non.

bartC’est ce que qui fait que relire (ou recopier) plusieurs fois, n’est pas efficace.

Par contre ce qui est efficace,  c’est détourner le regard et tenter de se souvenir du contenu. Cette technique est appelée recall par B. Oakley.

En plus de ces auto-tests, faire des revues avec d’autres personnes, est aussi très efficace.

Overlearning

Pratiquer plus que nécessaire est une perte de temps : cela ne sert à rien de travailler encore et encore des sujets que l’on maitrise déjà. On peut employer cette énergie à autre chose.Pile-of-Books

Il y a une exception : si on veut arriver à une perfection ultime et surtout automatique, dans le cadre d’une performance. C’est le cas d’un pianiste qui jouera la tempête des centaines de fois en prévision d’un récital, ou d’un orateur qui veut faire une conférence parfaite.

Autre point : faire des erreurs facilite l’apprentissage d’une compétence.

Einstellung effect

Un concept qui ne m’était pas encore familier : l’effet Einstellung.

C’est un état d’esprit négatif, où on utilise la première idée, la première option qui nous vient à l’esprit, alors qu’une autre pourrait être meilleure.

L’effet Einstellung (rahh c’est dur à écrire), est induit par les habitudes, par le manque de connaissance des alternatives, le manque de recherche.

C’est le chemin le plus facile, mais pas forcément le plus optimal, qui est choisi.

Interleaving et tranfer

Interleaving : c’est l’interconnection entre les choses apprises : les concept, les idées, les compétences, qui peuvent être rapprochées entre différents domaines.

Transfer : le fait qu’une idée apprise dans un domaine peut aider dans un autre.

(C’est l’une des forces des polymathes)

Mnémotechnique

Comme attendu, le cours donne des exemples de moyens mnémotechniques.

Associations

Ils conseillent de faire des associations avec des images, ou des souvenirs, d’utiliser des métaphores et des analogies (on retrouve l’idée de connecter différents sujets et différents domaines).savane

Il se trouve que, du fait de notre passé de chasseurs cueilleurs, nous, humains, avons une très bonne mémoire visuelle, c’est quelque chose que l’on peut exploiter.

Palais mental (memory palace)

La technique du palais mental (memory palace) est évoquée : il s’agit de placer les choses à retenir dans un endroit familier, votre maison, ou le trajet pour aller au travail. L’objectif étant d’utiliser votre mémoire visuelle.

Par exemple pour retenir la liste des ingrédients de la recette des crêpes, vous pouvez visualiser quatre oeufs géants sur votre canapé, canapé complètement recouvert de farine et surmonté d’un napperon portant l’inscription « 250g ». Vous continuez plus loin, et dans la cuisine il y a une demi vache (pour 1/2 litre de lait), qui … enfin vous voyez l’idée.

C’est une des techniques dont parle le livre moonwalking with Einstein.

Conclusion

Le cours contenait beaucoup plus d’informations, il ne s’agit là que de mes notes.

Il était par exemple question de flippers et de zombies (ah je vous ai pas raconté ça ?) (braaains).