Archives mensuelles : octobre 2015

Correction d’anomalies, pros and cons

Beaucoup de gens n’aiment pas corriger des anomalies et préfèrent développer de nouvelles fonctionnalités. La résolution des problèmes est vue comme une tâche subalterne moins glorieuse et moins intéressante.

De mon coté, je ne suis pas trop d’accord, corriger les anos est intéressant à plein de niveaux :

  • Cela permet de bien voir tous les aspects du projet, que cela soit technique ou fonctionnel, favorisant une vision globale bénéfique. C’est particulièrement intéressant quand on arrive sur une nouvelle mission, un nouveau projet inconnu.
  • C’est l’occasion de faire le boyscout (d’après la règle éponyme), d’améliorer les choses par petites touches, partout où on passe.
  • Si on aime la résolution de problèmes (au sens défit intellectuel), reproduire, analyser, et corriger certaines anomalies peut-être vraiment très intéressant.
  • De plus en prenant connaissance du travail passé, on se l’approprie, on le comprend, on le respecte plus. On a moins tendance à rejeter en bloc le code que l’on ne connaît pas ou mal, poussé par le désir de créer du nouveau, qui nous appartient.
  • Enfin, la correction n’est pas forcément facile ou rapide, et cela permet aussi de belles constructions techniques, tout comme les nouvelles fonctionnalités, voire plus encore, puisqu’on a appris des erreurs.

Après corriger des anos a un gros inconvénient :

la dépression

Quand on est un petit peu impliqué, engagé sur un projet, passer ses journées focalisé sur tous les problèmes, avec éventuellement les retours des utilisateurs sous les yeux (favorisant l’empathie) implique une charge émotionnelle. Se focaliser sur les bugs, c’est déprimant.