Le facteur pi pour les prototypes (et donc les logiciels).

J’ai rencontré aujourd’hui l’expression « facteur pi », utilisée un peu sarcastiquement pour les projets ambitieux technologiquement, les prototypes, comme  les fusées, ou les réacteurs nucléaires.

L’idée est que, pour un projet innovant, il faut multiplier l’estimation initiale des coûts par 3,14[1592653585…].

J’ai immédiatement pensé à la sous-estimation chronique des projets informatiques, avec le bon vieil argument « tous les logiciels sont des prototypes  », même si je pense qu’en général on est pas d’un facteur trois en dessous.

Bien sur quelqu’un d’autre y a pensé avant moi, avec même une jolie démonstration graphique, même si elle est un peu artificielle :

Je ne pense pas, comme Anna Forss le dit dans l’article sus lié, que la différence dans l’estimation provient des externalités, comme l’environnement de développement, de build etc, …  Ces sujets sont aujourd’hui facilement gérables, tant qu’on ne fait pas de trucs bizarres. La différence provient bien de la nouveauté du produit, des tâtonnements, de la mise au point, de la communication, et ainsi de suite, et ce depuis toujours et pour encore un bon moment.

Et pour quelqu’un qui a vu quelques projets, se trouve à un niveau de détail et d’information suffisant et connait les capacité de son équipe, un facteur trois d’erreur dans l’estimation est assez énorme. Quand on se plante, on est plutôt plus proche de 1,5, ce qui tiens, fait penser au nombre d’or 🙂